Glossaire

Absorption

L'absorption solaire est le phénomène naturel grâce auquel la matière capture les photons du rayonnement solaire et les transforme en chaleur. Le coefficient d'absorption d'une surface exprime par un nombre compris entre 0 et 1 le pourcentage de l'énergie radiante incidente absorbée par cette surface. Le reste du rayonnement solaire est, soit réfléchi et diffusé, soit transmis (grâce à la transparence du matériau).

ACERMI

Association pour la certification des matériaux isolants. L'ACERMI classe les matériaux isolants en fonction de 6 critères :

R : résistance thermique

I : incompressibilité

S : stabilité dimensionnelle

O : comportement à l'eau

L : limite des performances mécaniques en traction

E : comportement aux transferts de vapeur d'eau

Apports solaires

Les apports solaires directs représentent l'énergie captée dans un bâtiment sous forme de chaleur sans disposition spécial de captage (à travers les fenêtres). Les apports solaires indirects proviennent d'une paroi accumulatrice interposée entre le soleil et le local à chauffer. Elle absorbe le rayonnement solaire, transformé aussitôt en chaleur et elle transmet ensuite cette énergie thermique avec quelque retard dans le local d'habitation. Les apports solaires séparés proviennent d'installations de captage et de stockage thermique dissociées du volume d'habitation. Les apports internes sont dus à la chaleur humaine, l'éclairage artificiel, aux équipements électroménagers ou à toute autre source à l'intérieur d'un bâtiment.

Bilan thermique et Confort thermique.

Le bilan thermique est fonction de l'humidité relative, la vitesse et température de l'air et la température du rayonnement. La température résultante est une température fictive rendant compte des effets conjugués de la température de l'air, de la température des parois d'un local et de la vitesse de l'air à l'intérieur du local. Le confort thermique est défini comme l'absence de "gêne thermique". En physiologie, il y a confort thermique lorsque pour une activité sédentaire et un habillement donné, les systèmes thermorégulateurs n'ont pas à intervenir selon des taux dépassant des valeurs de seuil.

Un diagramme psychrométrique montre comment varie l'humidité relative de l'air en fonction de la température sèche et de l'humidité absolue.

Le métabolisme est l'ensemble des phénomènes physiques et chimiques qui se produisent sans discontinuer à l'intérieur des cellules et sont les manifestations de la vie. Le métabolisme, chez l'homme, correspond à la dépense d'énergie nécessaire pour assurer le maintien de toutes les fonctions indispensables à la vie. Toute dépense supplémentaire, notamment pour réaliser un travail, doit être compensée par un apport complémentaire de calories sous forme d'aliments.

Capacité thermique

La capacité thermique d'un matériau est la quantité de chaleur mise en réserve lorsque sa température augmente de 1°C. On l'exprime en Wh/m3°C et l'obtient en faisant le produit de la masse par la chaleur spécifique du matériau. Plus elle est grande, plus la quantité de chaleur à apporter à un matériau pour élever sa température est grande.

Chaleur spécifique

est la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température de l'unité de masse de 1°C. On l'exprime en Wh/kg°C.

 

Chaleur latente

La chaleur latente est la chaleur résultant d'un changement d'état de la substance accumulatrice, sans changement simultané de température. Les sels eutectiques (ou la paraffine) servent à stocker la chaleur et à limiter les surchauffes autour d'une température variant faiblement. Ces sels fondent en absorbant d'importantes quantités de chaleur latente qu'ils restituent ensuite à la solidification, lorsque la température baisse au-dessous de la plage de transformation. Des matériaux à changement de phase spécifiques sont commercialisés pour être incorporés dans les bâtiments à faible inertie thermique.

 

Condensation

La condensation est formée de gouttelettes d'eau (buée) qui se déposent sur la face interne des parois extérieures d'un bâtiment lorsque l'air tiède intérieur chargé d'humidité se refroidit au contact des façades au-dessous de sa température de rosée. Une barrière pare-vapeur est une feuille ou membrane, simple ou composite, déposée sous le revêtement intérieur d'un mur de façade, destinée à s'opposer au déplacement de la vapeur d'eau vers l'extérieur froid de la paroi, afin d'éviter la condensation.

 

Conduction

La conduction est un phénomène naturel grâce auquel la chaleur traverse la matière par excitation thermique des molécules dans les solides, les liquides et les gaz. La conductivité thermique est le flux de chaleur, par mètre carré, traversant un matériau d'un mètre d'épaisseur pour une différence de température de un degré entre les deux faces (W/m.°C).

 

Convection

La convection est la déplacement de chaleur au sein d'un fluide par le mouvement de l'ensemble de ses molécules. C'est un mouvement convectif.

Déphasage

Le déphasage est la durée de passage de l'onde de chaleur (ou de froid) à travers une paroi extérieure, entre le moment de son absorption sur la face externe et l'instant de sa restitution par la face interne.

 

Degrés-jours

La valeur de degré-jours de chauffage pour un jour donné est l'écart entre une valeur conventionnelle de la température intérieure (dite température intérieure de base - habituellement 18°C) et la température extérieure moyenne (plus faible) du même jour. Pour une période donnée, c'est la somme jour par jour, de l'écart entre la température intérieure de base et la température extérieure quotidienne moyenne.

 

Effet de cheminée

L'effet de cheminée est la tendance d'un fluide qu'en s'échauffant s'éleve, en raison de la diminution de sa densité. On utilise ce phénomène thermique naturel pour évacuer la surchauffe de l'intérieur d'une construction en facilitant la sortie de l'air tiède ou chaud à travers des ouvrants en partie haute. Ce tirage thermique peut induire une dépression intérieure susceptible d'aspirer l'air plus frais du dehors à travers des ouvrants en partie basse.

 

Effet de serre

L'effet de serre est provoqué par une paroi transparente (ou translucide) disposée sur une enceinte close. La paroi transparente permet une bonne pénétration du rayonnement solaire mais présente un barrage aux rayonnements infrarouges induits. L'effet de serre atmosphérique est provoqué par l'atmosphère qui sert de paroi transparente. Ce phénomène empêche le refroidissement brutal de la terre pendant la nuit. Le renforcement de l'effet de serre atmosphérique par l'émission excessive de certains gaz comme le dioxyde de carbone et le méthane est en train de modifier le climat.

 

Émission

L'émission ou émissivité thermique est le phénomène naturel grâce auquel des matières émettent des photons infrarouges et se refroidissent. Tous les matériaux possèdent ce pouvoir d'émettre de l'énergie radiante. Le coefficient d'émissivité d'une surface mesure son aptitude d'émission de chaleur par un nombre compris entre 0 et 1 ; c'est le pourcentage de l'énergie radiante émise par le corps noir à la même température. Un corps noir est un corps thermique parfait quant aux deux phénomènes d'absorption et d'émission.

Inertie thermique

L'inertie thermique (ou la masse thermique) est le potentiel de stockage thermique d'un local ou d'une maison. L'ensemble des masses réparties à l'intérieur de l'enveloppe isolante d'une construction constituent l'inertie thermique intérieure : les parois en maçonnerie pleine, les dalles de plancher. La propriété des constructions à forte inertie thermique est de conserver une température stable et de se réchauffer ou se refroidir très lentement, alors que les constructions à faible inertie suivent sans amortissement ni retard les fluctuations de la température extérieure.

 

Isolation thermique

L'isolation thermique est constituée des matériaux ou dispositifs destinés à empêcher les déperditions ou les apports thermiques. Les matériaux isolants sont généralement légers et comportent de minuscules cellules d'air immobiles qui freinent la conduction et la convection.

Masque solaire

Un masque solaire est la cause des ombres portés qui réduisent les apports solaires, soit à travers des fenêtres soit sur des capteurs.

Point de rosée

Le point de rosée est une mesure directe de la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. En météorologie, on se sert de l'écart entre la température et la température du point de rosée pour connaître les conditions d'humidité de l'air ambiant. Plus l'air est sec, plus la différence de température entre l'air et le point de rosée est grande. L'air qui se refroidit atteindra donc éventuellement une température à laquelle il ne peut plus tolérer la quantité de vapeur d'eau qu'il contient. La vapeur d'eau se condensera et l'air expulsera son surplus d'eau sous forme liquide. On dit alors que l'air a atteint la température du point de rosée.

Principe de précaution

Le principe de précaution s'applique en l'absence de certitudes scientifiquement établies. Il spécifie que des mesures doivent être prises lorsqu'il existe des raisons suffisantes de croire qu'une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l'environnement. Ces mesures peuvent consister à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou encore à interdire ce produit, même si la preuve formelle d'un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n'a pu être établie de manière irréfutable. Par exemple c'est en évoquant ce principe que l'on a brûlé de nombreuses "vaches folles", alors même qu'aucune preuve scientifique ne démontre de manière irréfutable que leur pathologie puisse affecter les humains.

Selon ce principe, des actions de prévention qui consistent à limiter, encadrer ou empêcher d'autres actions potentiellement dangereuses, sont légitimes, sans attendre que leur danger éventuel soit scientifiquement établi. Deux versions du principe coexistent : soit son application est impérative, soit la précaution n'est qu'un critère partiel de décision, complété par d'autres éléments.

Le principe de précaution permet d'assurer un niveau élevé de protection de l'environnement et de la santé humaine, animale ou végétale dans les cas où les données scientifiques disponibles ne permettent pas une évaluation complète du risque. Cependant, l'application de ce principe reste lié à la conception et au degré d'acceptabilité du risque d'une société.

 

Ventilation

La ventilation d'un logement est l'apport d'air neuf de l'extérieur pour renouveler l'air et extraire l'air vicié. La ventilation naturelle permet de ventiler sans mécanisme. C'est le vent ou l'écart de température entre l'intérieur et l'extérieur qui entraîne le passage d'air grâce à l'ouverture d'une fenêtre ou la présence de grilles de ventilation. La ventilation traversante est une manière d'augmenter le mouvement d'air à l'intérieur d'un local afin d'améliorer le confort thermique dans un climat chaud. Le même effet est appelé "courrant d'air" quand ce n'est pas voulu. La ventilation mécanique est un système comportant un ou plusieurs ventilateurs électriques qui mettent l'air en mouvement afin de permettre son évacuation ou son insufflation forcée. Dans une VMC (ventilation mécanique contrôlée), les bouches de ventilation régulent automatiquement l'admission et l'extraction d'air afin d'assurer correctement son renouvellement tout en limitant les déperditions d'énergie.